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Il était une fois Cagnes...

Conte théâtral mettant en scène un enfant et le "Papé" à l'occasion du centenaire de l'Ecole du Logis (2008).

Sur une idée, des textes et des informations de Paule MONACELLI, Présidente de l’association LEI CAGNENCQ.

Sur une adaptation de Marie-Laure Trinchero, les élèves de la classe de Cm1 de Madame Lachaize ont interprété ce conte théâtrale sur l'histoire de Cagnes et l'un de ses personnages le plus célèbres : Pierre-Auguste Renoir.


Dis Papé raconte

Un grand-père est assis sur le pas de sa porte, au soleil du mois de Mai, l’air est doux et le ciel se découpe au hasard des toits des maisons.
Nous sommes dans la dans la montée de la Bourgade , à Cagnes sur mer . Et le grand père habite depuis toujours ici.
Une vieille maison avec des pierres et du torchis, mais si les pierres pouvaient parler ..Elles relaieraient souvent la mémoire des hommes…
Ses petits enfants et les gosses du village sont autour de lui.. Le Papé, c’est quelqu’un d’important, même aujourd’hui, et par ses souvenirs, ils se laissent bercer.


1er enfant :
« Dis Papé, raconte moi, comment c’était Cagnes quand tu étais petit ?
Tu allais où à l’école ? à la même que moi ?

Le Papé : «  viens pichoun, viens t’asseoir prés de moi et vostres aussi.
Je me rappelle, en fait non, c’est mon père qui m’a raconté que l’année où je suis né en 1898, RENOIR, un grand peintre tu sais venait par chez nous, attiré par la lumière de notre région…
Il était né à Limoges en 1841 dans une famille de sept enfants, six garçons pour une fille ! Boudiou , pauvre petite !
Un milieu modeste, un papa tailleur de pierre, une maman modiste, et lui à 13 ans obligé d’aller travailler pour aider la famille…
Il voulait peindre, à tout prix , depuis toujours, mais en attendant c’est sur de la porcelaine qu’il s’est entraîné. .On lui avait trouvé ce travail.

Enfant : «  sur de la porcelaine ? »

Papé : «  oui des tasses , de la vaisselle, ensuite des éventails »

Enfant : « ça devait être difficile ! »

Papé :  «  sûrement, mais c’était comme ça !
Plus tard , il a peint comme il voulu, ce qu’il aimait, la nature, les fleurs, les jolies filles ! »

Enfant : « les jolies filles ! c’est chouette ça ! »

Papé : «  je te vois venir garnement , mais ce n’est pas ce que tu crois ! Il aimait la Beauté, sous toutes ses formes, il la voyait partout dans les bouquets de fleurs, sur le visage d’un enfant, dans les feuilles des oliviers... »

Enfant : « et pourquoi il est venu à Cagnes ? »

Papé : « Il faut te dire qu’il souffrait beaucoup de méchants rhumatismes, qu’à l’époque on ne soignait pas très bien. En plus il avait fait une mauvaise chute à vélo, quelques années plus tôt, bref il souffrait beaucoup, et ses douleurs augmentaient avec le froid , l’humidité, la pluie, la neige, et les docteurs lui conseillèrent de « faire cuire ses rhumatismes au soleil »
C ’est ainsi qu’il commença à venir par chez nous.. juste quelques périodes et puis un jour… »

Enfant : «  quoi Papé ? »

Papé : «  Le miracle de l’Amour …..

Enfant : « il est tombé amoureux ?

Papé : «  non lui c’était déjà fait il était déjà marié à une jolie fille, vivante et pulpeuse comme il les aimait « une gourmandise » disait-il en parlant d’elle, d’ailleurs ils eurent 3 fils , Pierre, Jean et Claude.

Enfant : « Et alors ?

Papé :  «  Alors, c’est un de ses amis , peintre comme lui qui l’attira à Cagnes.

Il s’appelait Ferdinand DECONCHY, et lorsqu’il séjourna dans la région pour poser sa toile et peindre nos rivages il logea à Cagnes .., dans une petite pension qui s’appelait à l’époque . « pension sous Logis » , tu vois c’était déjà le nom du quartier…Ensuite cet hôtel s’appellera SAVOURNIN

Enfant : «  j’y comprends rien du tout dans ce mesclun !

Papé : « attends ! Deconchy est tombé amoureux de la fille des hôteliers et il n’est plus reparti !
Tu comprends maintenant ? Non ? Attends que ça t’arrive , un coup de foudre ! tu verras……
En attendant il propose à Renoir de découvrir  « ce petit village, calme et tranquille où les gens se saluent poliment. Village d’agriculteurs et de pêcheurs, où le temps semble s’arrêter.. »

Enfant : « D’accord !

Papé : «  plus tard il devint Maire de Cagnes, de 1912 à 1919, mais c’est une autre histoire !

Enfant : rêveur Ah ! l’Amour ! C’est trop cool cette histoire ! Donc, si je comprends bien, c’est parce que son copain s’est marié à Cagnes que Renoir est venu y habiter !

Papé : « on peut dire ça comme ça !

Enfant : «  et c’était comment Cagnes à ce moment là ?

Papé : « oh pichoun , si j’avais le pouvoir de te faire remonter le temps, je ne sais pas si tu reconnaîtrais ta ville !
Cagnes n’était alors qu’un village, la vie était rythmée par le travail de la terre, les rues résonnaient des trottinements des chevaux tirant les tombereaux.

Les femmes descendaient laver leur linge dans les eaux de la Cagne, on les appelait les « Bugadières », parce qu’en patois faire la lessive se disait « faire la bugade ». D’ailleurs Renoir les a souvent peintes ces laveuses, ces femmes de tous les pays , de toutes les régions, qu’on les appelle , laveuses, lavandières, bugadières et que sais je encore, il aimait la beauté de leur geste, leur courage, et leurs rires au bord des rivières pour rendre le travail moins dur


Enfant : « continue Papé

Papé : «  les femmes du Cros venaient vendre leurs poissons dans les rues avec leur charretons en criant  « au peï , au peï ! ce qui voulait dire au poisson, au poisson ! Tu te rends compte de ce travail !

Enfant : «  et Renoir il habitait où ?

Papé : «  là, petit en bas, juste à côté de ton école, au pied de la bourgade. Tu vois où il y a la Mairie aujourd’hui ?

Enfant : « ben oui, c’est là que je suis allé avec Papa pour déclarer la naissance de ma petite sœur l’année dernière.. on aurait dit qu’il annonçait la naissance de la reine du monde !

Sourire du papé

Papé : « eh bien, là même, ce n’était pas la mairie, c’était une maison qui appartenait à un propriétaire que mon père connaissait bien, monsieur ISNARD, un bon vivant qui adorait faire la cuisine ! Faut dire qu’il avait été élève du grand Auguste ESCOFFIER ! Bon , bref, ce monsieur louait un appartement à la Poste, l’autre à Renoir et lui, habitait le 3 ème.

Enfant : «  Ca alors, je suis rentré là où Renoir a habité sans le savoir !

Papé  « Renoir était heureux dans cet endroit, son appartement débouchait sur un champ d’orangers.
De temps en temps , il montait peindre sur la terrasse de la Poste , il parlait avec les gens qui venaient acheter leurs timbres, poster leur courrier.

Enfant : « sans demander la permission ?

Papé : » non bien sûr ! Sans doute avec l’accord du receveur mr Raybaud !
Tu sais Renoir était un homme un peu bourru, un peu secret, mais les Cagnois l’appréciaient et le respectaient, ils le saluaient , prenaient des nouvelles sans jamais abuser

Enfant :  «  tu veux dire qu’ils lui fichaient la paix quoi !

Rire du papé !

Papé : «  tu as tout compris ! on dit même que lorsque la douleur le laissait un peu , il peignait en sifflant l’air d’une chanson qu’il aimait beaucoup, les « blés d’or »

Enfant : «  Mais alors s’il était si bien ici, pourquoi est-il parti ?

Papé : « justement à cause de la construction de ton école !
Lorsqu’il a appris le projet de la municipalité de Monsieur ..ah zut, le Maire .. Ma mémoire me joue des tours !
Attends voir ..
Mr … GUIS ! Hyppolite GUIS , et bien, il fut si mécontent qu’il commença par demander une réduction de son loyer pour « nuisances »

Enfant « c’étaient nous les nuisances ?

Papé : « et vouais ! entre autre et puis le bruit des travaux, les artistes il leur faut de la tranquillité, c’est comme ça…(il tire une bouffée sur sa pipe)

Mais il n’y avait pas que ça ! A l’idée de voir tous ces arbres , toute cette végétation, arrachés il en était malade !

Et puis il se décida à partir.. (musique)

Enfant : « Je comprends, mais dans mon école,tu y as été toi ?

Papé : « non, moi, j’ai fait ma scolarité, dans ce qui servait à la fois de mairie et d’école, la maison du Dr Maurel.

On était nombreux dans une seule et unique classe, une fois nous étions près de 70 élèves pour une seule maîtresse ! Bon, il est vrai que les plus grands aidaient les petits , mais quand même !!!!

Enfant : « eh bé ! nous on s’en sort déjà pas pour la discipline ! Ca devait quand même être dur !

Papé : « c’est pour ça qu’il fallait absolument construire une école , et lorsque Le Logis a ouvert ses portes en 1908, tu peux croire que ce fut un vrai soulagement !

Enfant : « il y avait combien d’élèves ?

Papé : « ça petit , je ne peux te le dire , mais c’est écrit dans les archives.. Ce que je peux te dire c’est que les filles et les garçons n’allaient pas en classe ensemble.. un mur séparait la cour et d’ailleurs sur certaines vieilles photos tu peux voir le petit jardin potager que s’était constitué, le directeur de l’école des garçons, un certain Mr Faraut, qui fut nommé avec son épouse, mais elle, elle était chez les filles !Ils habitaient sur place.

Enfant : « elle était directrice aussi ?

Papé : « Non, institutrice , la 1 ère directrice du côté des filles s’appelait Mme Brest Félicie. Elle était toute jeunette lorsqu’elle est arrivée, 24 ans tu imagines ?
Plus tard en 1932,Jules Ferry fut construite à son tour , les garçons partirent de l’autre côté et le Logis garda les filles.

Enfant : « et Renoir alors, ?Il déjà était parti ?

Papé : « Oui, Mme Renoir avait entendu parler d’une propriété sur les hauteurs de Cagnes, Les Collettes, ce qui veut dire petites collines ici.


Elle aimait beaucoup son mari , savait ce qui était bon pour lui. et il y avait longtemps qu’elle voulait une maison bien à elle. Lorsqu’elle entendit parler de cet endroit elle le visita, et elle sut de suite que Renoir y poserait ses dernières valises.
Ils achetèrent et emménagèrent définitivement à l’automne 1908.

Enfant : « elle s’appelait comment ?

Papé : « Aline, Aline Charigot, elle était née en Mai 1859, elle était plus jeune que Renoir.
Elle était belle tu sais, et courageuse, elle souffrait de diabète mais a toujours caché sa maladie à son mari , tant qu’elle a pu.
Elle faisait tout pour qu’il puisse travailler en paix.
Elle l’a connu toute jeune, dans une crèmerie dit on, elle devint rapidement son amie et son modèle :

Ma mère, la connaissait un peu , et l’appréciait beaucoup !

Enfant : « comment elle la connaissait ?

Papé : «  et bien comme beaucoup de jeunes femmes du village, elle allait y travailler suivant les saisons, pour la récolte de la fleur d’oranger ou des olives qu’on portait ensuite au Moulin du Béal, et les jours où je n’avais pas classe je pouvais l’accompagner , quel bonheur !

Ah ! dans ce jardin, il y en eut des jeux, des rires, des amis ! Té il me semble que je les entends encore !
Pierre, Jean, Coco, Gabrielle, la cousine d’Aline venue pour l’aider qui éleva et aima tendrement les enfants et servit de modèle au peintre , elle était si belle !

Enfant : « dis nous encore des choses de Cagnes Papé, des histoires drôles !

Papé : «  tiens je vais vous raconter la légende qui courait les rues pour les élections municipales !!
Les enfants ensemble : »raconte, raconte !

Papé : « cette année là le Maire disait ne pas vouloir se représenter, alors on décida de faire rouler une cougourde dans la grande rue, et là où la cougourde s’arrêterait le Maire serait…

Ah ! y en a eu des cougourdes écrasées sur les portes mais ce n’est qu’une légende, le maire fut élu normalement.

Voix : 1912 : Ferdinand DECONCHY est élu maire

Voix : »la guerre éclate, cruelle, meurtrière.
Les dames et demoiselles organisent des spectacles pour récolter de l’argent afin d’aider les soldats à qui elles écrivent, envoient des colis pour soutenir leur moral.

Enfant : « et Renoir il est parti à la guerre ?

Papé : « non, à l’époque il a déjà 73 ans, mais ses deux fils aînés, et Jean fut d’ailleurs grièvement blessé en Janvier 1915. Il a failli être amputé d’une jambe !

Voix : « Mme Renoir part rejoindre son fils blessé, organise ses soins et revient épuisée..
D’ailleurs elle meurt en juin 1915. »

Papé mélancolique : « Renoir fut très malheureux, heureusement qu’il y avait sa famille autour de lui, ce fut très triste, mais qui n’a jamais eu la douleur de perdre quelqu’un ?
Allez changeons de sujet !

Je vais vous raconter une autre vieille histoire qu’on me disait à moi, quand j’étais petit.
Vous savez qu’on ne s’est pas toujours appelé Cagnes « sur mer »
On s’appelait Cagnes tout court , ça venait de notre 1 er nom CAGNA, et les Cagnois avaient un désir très ancien, ils se trouvaient trop loin de la mer, ils voulaient faire descendre le village, alors un jour…..

Enfant : « trop rigolo ! Mais alors on devait s’appeler comment ?

Papé  «  oh, Le conseil municipal fut bien embêté et fit voter on proposa :

Voix : Cagnes les Fleurs, Cagnes le Château, Cagnes en Provence, Cagnes les Arts, Cagnes Azur, Cagnes -Sarrazine, Cagna-Cros, Cagnes Golf club.. et le 1 er juillet 1922 ce fut Cagnes sur mer qui l’emporta ! OUF !

Enfant : « on l’a échappé belle pour certains ! Mais dis moi, il y avait un golf à Cagnes ?

Papé :  « Oui, un golf où il y a l’hippodrome aujourd’hui. .En ce temps là passaient les têtes couronnées, insouciantes des nuages qui s’amoncelaient..
Pendant la deuxième guerre mondiale, le golf fut occupé et miné, puis évacué et déminé et c’est un troupeau de moutons qui finit le nettoyage !!!

Sabès pichoun, c’étaient des jours terribles… j’en ai perdu des amis à ce moment là !


Voix :
« Cagnes est libérée le 27 Août 1944. La place Pétain deviendra place de Gaulle, celle d’aujourd’hui. On reconstruisit le Cros. Seules les serres de fleurs continuèrent à faire la guerre aux oliviers.

Papé 
: « il est tard petit(s) allons nous coucher »

Musique

DEUXIEME PARTIE

Voix : « le papé n’est plus, l’enfant et ses copains ont grandi. Il se souvient ému de ce grand-père tant aimé et qui racontait si bien. Ah ! s’il avait pu retenir le temps ! »

Quelques notes de musique

Voix : « le village, lui aussi s’est agrandi , un peu comme une peau que l’on tire dans tous les sens..
Ce n’étaient plus les chemins qui réunissaient les quartiers, car le village était devenu une ville avec son château sur le piton, comme un drapeau que l’on brandit !

Quelques notes de musique

Voix : «  Ecoutez, tendez l’oreille..
N’entendez vous pas le Château conter à qui veut bien l’entendre tout ce qui se passait à ses pieds ? Les artistes avaient envahi tout l’espace qui l’entoure, Cagnes était devenu, un petit Montmartre.
Le vieux clocher son voisin en avait vu des choses lui aussi !

Autre voix : « il fait sonner sa cloche pour avertir son collègue du Cros, celui qui porte un chapeau pointu, et dont les pieds jouent avec la mer »

Voix : Pendant ce temps sur la place les enfants sortent de l’école, ils ont un devoir à faire sur les artistes de Cagnes autrefois…

Demain ils suivront Jean-Marc, le guide de la ville « un pichoun d’aqui » qui les emmènera le long de la bourgade à la découverte des lutrins implantés à l’endroit même où peignaient les artistes d’alors.. Derain, Modigliani, Vallotton, Deconchy, Soutine et pour celui là, au cours de la visite, ils rencontreront Angèle , une villageoise de plus de 80 ans..

Autre voix : « Elle est toute contente de « croiser la jeunesse » comme elle dit.
En plus elle vient d’être filmée par la télé Japonaise qui fait un reportage sur l’année Renoir .Son grand-père à elle, il donnait la soupe à Soutine, tellement il était pauvre !

Voix : « le soleil commençait à disparaître, les enfants rentrèrent chez eux. Le château avait écouté en silence..

Voix : Une pelote de ficelle ricoche dans la rigole de la Bourgade… On dirait le Temps qui court et se déroule..

Voix : Tiens, qui a perdu cette pelote ? Pas moi, pas moi, répondirent les enfants courant dans la calade

Voix : Pas moi, pas moi a répondu l’écho

Voix : Une vieille dame sur le pas de sa porte, dit à qui veut l’entendre qu’elle doit venir des Canebiers. Dans le temps, tous les rouets filaient le chanvre de La Cagne.. Une voisine attirée par ce raffut se penche à sa fenêtre : « c’est quoi cette ficelle ?rattrapez la !

Voix : Pas moi, pas moi crient les enfants en rigolant. Assises sur un banc deux femmes pastrouillent, elles semblent attendre, mais quoi ? La pelote dégringole toujours…

Voix : « tournent, tournent les places celles du Cros résonnent de fêtes. Sur la place du Château mille mains travaillent, tissent, tissent une guirlande de fleurs pour lier le village à la Mairie. .toujours cette idée de descendre la bourgade !!

Voix : « Tiens écoutez chez Renoir, il faut porter sa couverture et une lampe, « Histoire de dire » Il paraît qu’il y a même eu un déjeuner sur l’herbe et il paraît qu’à un moment… Certains ont cru.. mais peut-être était ce la chaleur, apercevoir dans un rayon de soleil qui jouait avec les oliviers, le regard du Maître ????

Un enfant est à nouveau assis à côté du grand-père..Est-ce le même ? Est-ce le fils ?

Papé : « écoute petit, écoute toutes ces voix qui viennent jusqu’à toi, garde les comme un trésor.Elles racontent ton histoire , elles s’élancent dans le ciel N’oublie jamais de lever la tê te et de regarder les étoiles..Tu les vois ces images ?

Enfant : « oui Papé »

Papé : « images d’hier , d’un petit bourg de 3000 habitants, images d’aujourd’hui et d’une ville de 47 000 âmes.. Images du web et de demain…
L’histoire d’une ville la tienne que tu conteras un jour toi aussi ……

FIN