Musée du Bijou Contemporain

Galerie Solidor
place du Château
Tél : 04 93 73 14 42
espace.solidor@orange.fr

Octobre à avril
du mercredi au dimanche de 14h à 17h

Mai, juin et septembre
du mercredi au dimanche de 14h à 18h

Juillet et août
du mardi au dimanche de 14h à 18h
Les vendredis soirs jusqu’au 15 septembre ouverture exceptionnelle jusqu’à 19h pour accompagner les soirées Jazz au château

La ville de Cagnes-sur-Mer a entrepris depuis plus de 20 ans une action en faveur du bijou Contemporain. L’Espace Solidor, situé dans le bourg médiéval de Cagnes-sur-Mer, est dédié à  cet art encore trop méconnu en France.

Créée en 1991, l’Espace Solidor porte le nom de la célèbre chanteuse de cabaret Suzy Solidor, qui quitta Paris en 1960 pour s’installer dans le Haut-de-Cagnes. Elle ouvrit un magasin d’antiquités (l’actuelle galerie) et un cabaret (actuellement salle d’exposition attenante à la galerie). Le Château-Musée Grimaldi présente d’ailleurs une collection de 40 portraits de ce personnage hors du commun. A cette époque, la galerie n’est pas encore consacrée au bijou contemporain, et propose des expositions diverses.

En 1993, la première exposition de bijou contemporain est organisée au Château-Musée Grimaldi. Le site remarquable du Haut-de-Cagnes, la qualité de cette exposition et l’intérêt qu’elle suscite auprès du public et des créateurs incitent la Ville à créer l’Espace Solidor. Il est exclusivement consacré à ce domaine de l’art encore peu connu en France, mais qui représente chez nos voisins un mouvement artistique à part entière.

Puis en 1994, la Ville de Cagnes-sur-Mer organise un concours et décerne le Prix du Jeune Créateur à la jeune Esty Grossman, créatrice de bijoux contemporains. Passionnée de plongée en apnée autant que de bijou, l’orfèvre s’inspire de la flore et des fonds marins pour réaliser, en métaux précieux, des pièces souvent animées et ludiques. Très attachée au Haut-de-Cagnes depuis la remise de ce prix, Esty y a installé son atelier et participe ainsi depuis de nombreuses années à mettre en avant le bijou à Cagnes-sur-Mer. Son atelier est également un lieu d’exposition, où le visiteur pourra plonger dans son univers particulier – graines, coquillages, végétaux…. et la voir à l’œuvre. Le fonds permanent de la Ville, exposé tous les ans, compte 2 de ses œuvres.

En 1995, la Ville se voit décerner le label « Ville et métiers d’art » pour son action en faveur du bijou contemporain. Cagnes-sur-Mer est la seule ville de France à être labellisée pour cette activité (elle organise d’ailleurs chaque année, en partenariat avec les villes labellisées du département, la soirée des Villes et Métiers d’art du département, qui met en avant les savoir-faire des artisans).

Forte de cette nouvelle dynamique, la Ville de Cagnes-sur-Mer invite de grands créateurs français à exposer : Claude Pelletier, Henri Gargat, Gilles Jonemann, Denis Essayie ou encore Arlette Baron, figures emblématiques du bijou d’avant-garde des années 60 avec la suédoise Torun, offrent au regard des œuvres totalement nouvelles de par leurs formes que par leurs matériaux : il n’est pas rare de voir le Plexiglas côtoyer l’or ou le bois. Les expositions se succèdent et une volonté de constituer un fonds d’œuvres se met en place, avec l’acquisition régulière de bijoux mais aussi de dons provenant de plusieurs artistes. L’Espace Solidor s’ouvre également aux artistes étrangers, par l’intermédiaire de commissaires d’exposition : Claude Pelletier, orfèvre; Frédéric Braham, artiste plasticien ou encore Olga Biro, galeriste reconnue à Munich.

De grands noms internationaux se succèdent comme l’australien Robert Baines (Professeur au Royal Melbourne Institute of Technology, nommé « Trésor National Vivant » en Australie), les allemands Karl Fritsch (titulaire de prix prestigieux) et Gerd Rothmann (dont les bijoux sont extrêmement côtés auprès des collectionneurs), l’autrichien Peter Skubic (également présent dans les plus grandes collections publiques)… mais aussi italiens (Bruno Martinazzi, Annamaria Zanella…), israëliens (Vered Kaminsky, Deganit Stern-Schocken…), hollandais (Gijs Bakker, Ted Noten…), japonais, américains, espagnols, suisses avec le renommé Otto Künzli. En 2011, Cagnes-sur-Mer accueille d’ailleurs la fameuse exposition « Schmuck », organisée chaque année à Munich, lors de la foire internationale. Une sélection très pointue de bijoux contemporains a pu être présentée lors de cette exposition exceptionnelle. Le directeur de la Chambre des Métiers de Munich et de Haute Bavière, M. Wolfgang Lösche était présent, avec M. Bruckner, de la Fondation Danner.

Grâce à toutes ces prestigieuses collaborations, Cagnes-sur-Mer est devenue incontournable dans ce domaine et a acquis une dimension internationale.

Fonds permanent

Son fonds permanent compte aujourd’hui plus de 300 bijoux, avec en 2019, l’importante donation faite par l’association « Alliages ». Des œuvres étonnantes réalisées à partir de papier, métal, matériaux de récupération côtoient des œuvres plus « traditionnelles » en or ou en argent. Des musées nationaux ont déjà fait appel à la Ville de Cagnes-sur-Mer pour le prêt de certains bijoux, dans le cadre de grandes expositions.

Le Musée du Bijou contemporain « Espace Solidor » s’est aussi étoffé d’un fonds documentaire unique sur le sujet, avec livres et revues spécialisés consultables sur place.

Par ailleurs, des artistes bénéficient depuis 2010, de logements sociaux dans la Maison Solidor, réhabilitée par le bailleur Habitat06.

L’atelier « La Crypte » et ses artistes

L’atelier « La Crypte » a également vu le jour, et profite aux artistes logés dans la Maison Solidor. C’est ainsi que dans l’ancien cabaret de Suzy Solidor, situé à côté de la galerie, deux artistes développent un travail de recherche autour du bijou : Alice Magnin et Véronique Pépin.

C’est à la fameuse école d’art anglaise de la «Centrale Saint Martins» qu’Alice Magnin s’est formée à l’art de la bijouterie/joaillerie. Aujourd’hui, elle propose des collections de bijoux précieux ainsi qu’un service de bijoux sur mesure. Naturellement inspirée par l’atmosphère et la lumière qui l’entourent, ses créations sont issues d’un contraste entre lignes minimales et richesse narrative méditerranéenne.

Véronique Pépin développe, parallèlement à ses ateliers d’écriture olfactive, une œuvre singulière qui se module et se métamorphose au gré des propositions qui lui sont faites. Chacune de ses réalisations est le fruit d’une relation symbiotique avec un territoire donné. Elle mène également une recherche autour du bijou contemporain comme œuvre textile. Le tissu, la cire ou la nacre donnent vie à des œuvres empreintes de poésie, en perpétuelle évolution.

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